Le prix du sommeil léger
Pièce de théâtre masquée et musicale sur le monde du travail pour rues commerçantes.
Création en cours.
résumé
Après ses 2 premières créations Sauvage et De Chair et d’Eau (Déméter) sur les enjeux de biodiversité et de sobriété, d’accaparement de l’eau et du monde agricole à l’heure du nouveau régime climatique, Marine Giraudet aborde cette fois-ci les questions écologiques d’un autre point de vue. Avec Le prix du sommeil léger, elle s'intéresse au moteur du capitalisme : la mise au travail des êtres vivants.
Pour cette nouvelle création (2028), elle souhaite écrire depuis le terrain, à la rencontre entre l'ouvrage Exploiter les vivants. Une écologie politique du travail de Paul Guillibert, les rues commerçantes et les comédien·nes de la Compagnie Arborescent·e·s. Accompagnée d’une création sonore in situ sans usage d’électricité et de personnages masqués, Le prix du sommeil léger prendra des allures burlesques.
Extrait de la note d'intention
« Mes deux précédentes créations (écriture et mise en scène) « Sauvage » et « De Chair et d’Eau (Déméter) » traitent respectivement des enjeux de biodiversité et de sobriété ; d’accaparement de l’eau et du monde agricole à l’heure du nouveau régime climatique. Elles se révèlent au contact des parcs, jardins, bois et forêts et plus généralement dans les lieux où le monde végétal dessine les chemins, les interstices et les prairies. Toutes deux donnent à voir la destruction en cours de la « nature », c’est-à-dire la biodiversité.
Avec « Le prix du sommeil léger », je souhaite aborder les questions écologiques d’un autre point de vue. Je ne veux pas les raconter depuis leurs conséquences et les lieux-témoins ce celles-ci, mais je veux m’intéresser à « l’appareil reproductif lui-même », c’est-à-dire les principaux lieux où se décide et s’organise collectivement cette exploitation du vivant : le monde du travail.
Pour cela, mon processus d’écriture s’appuiera sur l’ouvrage du docteur en philosophie Paul Guillibert : « Exploiter les vivants. Une écologie politique du travail » (éditions Amsterdam, 2023). Dans cet essai, l’auteur démontre que la production capitaliste engendre la mise au travail et l’exploitation non seulement des humain·es mais de l’ensemble des vivant·es. Il replace ainsi la production capitaliste au cœur de la crise écologique. Ce qui m’inspire pour ma pièce, c’est d’aborder la question du travail comme espace d’engendrement de cette crise écologique mais aussi comme terrain de lutte sociale, économique et politique, pour une « écologie émancipatrice » ».
Marine Giraudet, autrice et metteuse en scène.
Durée prévisionnelle 1h15
Tout public à partir de 8 ans.
Texte et Mise en scène Marine Giraudet | Jeu Distribution en cours | Collaboration artistique Marine Donadoni | Collaboration musicale Michel Risse (Décor Sonore) | Administration, diffusion, production Compagnie Arborescent·e·s | Avec le soutien de la Ville de Romainville, La Fabrique Sonore - Décor Sonore, L’Annexe, Fabrique Artistique et Citoyenne.
calendrier de création
1ères étapes de travail à l'automne 2026 (détail à venir).